Dans l'affaire Dieudonné la haine est bien plus manifeste et publique chez les détracteurs du comique qu'elle ne l'est chez l'intéressé
Permettez-moi tout de même de référer à une définition plus traditionnelle de ce terme. La haine est un "sentiment de profonde antipathie à l'égard de quelqu'un, conduisant parfois à souhaiter l'abaissement ou la mort de celui-ci".
Ainsi peut elle être manifestée en disant de quelqu'un qu'il est un "con", qu'il a un petit cerveau, ou en souhaitant sa mort.Vous l'aurez noté, toutes ces exemples sont autant de commentaires publiques sur Dieudonné.
Voilà donc toute l'ironie de l'expérience du "vivre enssemble" que nous a offert cette affaire: c'est au nom de la lutte contre une haine propagée par un homme qu'a été promue une haine collective éhontée envers celui-ci.
Cette cabale anti-Dieudonné nous assure t'on ne vise pas simplement l'antisémitisme mais participe du combat contre toutes les formes de discrimination et de haine. La république protège toutes ses minorités poursuit-on. Mais quand est il de Dieudonné? L'individu n'est il pas la plus petite minorité sur terre?